Un débat bénéfique, mais tronqué

Hier soir s’est tenue au théâtre de La Manare à Saint Mitre une réunion publique en présence des maires de Martigues et de Saint Mitre les Remparts, consacrée d’une part à la métropole marseillaise, d’autre part au projet de transfert de compétences à la CAPM.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

A l’issue de cette soirée, nous pouvons tirer un premier bilan :

1) Grâce à 4 semaines d’action et à une médiatisation que j’assume à 100%, j’ai obtenu la tenue de ce débat public. Sur un tel sujet, l’information et la consultation de la population sont absolument nécessaires et légitimes, la démocratie saint mitréenne en sort renforcée.

2) Suite à mon intervention publique hier, le président de la CAPM et maire de Martigues a reconnu que le calcul des dotations versées par l’intercommunalité à Saint Mitre est sujet à discussion et n’est pas figé dans le marbre. Par cette annonce, il rend possible une révision prochaine, et c’est là encore une formidable avancée pour notre commune, historiquement sous-dotée. Reste maintenant à la mairie de Saint Mitre à se saisir pleinement de cette question.

Malheureusement, le député a dû partir à l’instant même où le micro m’était tendu pour entrer dans le vif du sujet quant au transfert de nos compétences, écourtant la seconde partie d’un débat pourtant attendu par tous.

« J’approuve le développement de l’action sociale de la ville, mais je conteste la nécessité d’un transfert de compétence pour y parvenir. »

Car si nous sommes unanimes sur le principe d’accroissement de l’action sociale de Saint Mitre les Remparts, qui n’est donc pas le sujet du débat, je maintiens fermement mon désaccord sur le forme comme sur le fond quant au transfert :

1) sur la forme : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ! »

● précipitation : tandis que M. Charroux s’inquiète dans la presse « de la précipitation dont font preuve les partisans de la métropole » (La Marseillaise, 9 octobre 2012), il agit strictement avec la même précipitation concernant le transfert de compétence, dont le vote est prévu… aujourd’hui même.

● absence de consultation : il y a quelques jours, monsieur Charroux déposait, – c’est un comble ! – une proposition de loi visant à rendre obligatoire la consultation des populations en cas de modification du statut d’une intercommunalité, ce qui est précisément le cas ici : « Il faut que les citoyens puissent donner leur sentiment au travers d’un référendum d’initiative populaire par exemple » (La Provence, 9 octobre 2012). Sauf pour les Saint Mitréens ?

● passage en force : Nous avons tous compris que la ville de Saint Mitre n’accepte ce transfert de compétences que contrainte et forcée, Martigues et Port-de-Bouc détenant à elles seules la majorité pour faire passer ce projet et ayant affirmé leur détermination à l’adopter malgré nous. Est-ce là le respect de l’autonomie des communes ?

2) sur le fond :

Ce transfert de compétence n’est pas nécessaire pour développer l’action sociale de notre CCAS, qui a seulement besoin de la rallonge budgétaire promise par M. Charroux. Oui à l’action sociale, non à la tutelle martégale ! Les structures administratives existantes sont suffisantes, en créer trois supplémentaires est aberrant. Le mille-feuille s’épaissit, les gaspillages aussi.

● Le député-maire de Martigues a expliqué lors de son dernier conseil municipal que face à des perspectives financières inquiétantes pour sa commune, la solution pour Martigues consiste à faire peser au maximum ses charges de fonctionnement sur la CAPM, au moyen de ces transferts de compétences. Tout cela au détriment de notre intercommunalité, dont il annonce une baisse de la dotation de solidarité communautaire (DSC) à horizon 2015. Cette manœuvre est inacceptable.

Il est de l’intérêt de Saint Mitre les Remparts de développer son action sociale, mais pas à n’importe quelle condition. Les 30 000 € de prestations sociales supplémentaires promises sont l’arbre qui cache la forêt de la baisse à venir de la DSC, inéluctable en cas de transfert de compétences et annoncée par Gaby Charroux. Notre part de DSC se monte aujourd’hui à 1 030 000 €. Et demain ? Il serait irresponsable de ne pas tenir compte de l’ensemble de ces éléments. Les Saint Mitréens ont le droit d’être informés entièrement, et non pas partiellement.

Les choses ayant été dites publiquement, chacun devra assumer demain l’intégralité des conséquences de la décision qui sera prise aujourd’hui.

Publicités

2 réflexions sur “Un débat bénéfique, mais tronqué

  1. Pingback: Fiscalité locale : 4 engagements clairs « Vincent Goyet

  2. Pingback: Politique sociale : Saint-Mitre-les-Remparts aligné sur le modèle communiste de Martigues et Port-de-Bouc « Vincent Goyet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s