MP 2013 : l’arbre qui cache la forêt des insuffisances de la CAPM

La présentation avant-hier au siège de la CAPM de la déclinaison locale du programme MP2013 (Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la Culture), a donné lieu à un discours ambiguë de la part du député-maire-président.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Tout en vantant avec raison la diversité du projet élaboré par les villes de Martigues, Port-de-Bouc et Saint Mitre les Remparts, Gaby Charroux a cru devoir préciser que la CAPM gardait toute son « autonomie ». Selon lui, notre intercommunalité demeure l’échelle pertinente pour réaliser au mieux notre développement territorial. Car bien au-delà de la culture, c’est évidemment la métropole qui était l’objet de son propos.

Malheureusement, ce discours fait l’impasse sur les graves insuffisances de la CAPM. Tandis que l’Etat s’apprête à investir 30 milliards d’euros pour la métropole parisienne, l’émiettement de notre organisation locale dans les Bouches-du-Rhône a conduit à un retard sidérant en matière de réseaux de transports et de développement économique. Le port de Marseille-Fos, et l’arrière pays industriel, devraient être une formidable locomotive pour créer des emplois. La machine est aujourd’hui en panne, par manque d’investissements publics et privés.

Parfois les intercommunalités se décident à coopérer… et on constate qu’il aura fallu 10 ans pour que la CAPM et le SANOP réalisent une ligne de bus entre les villes d’Istres et Martigues. Combien de temps faudra-t-il encore pour relier intelligemment l’ensemble des réseaux de notre département ? Sans parler des routes, de l’aéroport, des TER, etc.

Car là est le nœud du problème : si l’autonomie vantée par Gaby Charroux conduit chacun à tirer la couverture à soi, c’est l’ensemble de la population de notre territoire qui est perdante.

Les compétences doivent être exercées au bon échelon, et les échelons superflus être enfin supprimés. Les lenteurs et la complexité découragent les initiatives, l’emploi, et favorisent le clientélisme et parfois la corruption. Notre démocratie est malade de ces dérives.

C’est pourquoi le projet de loi déposé par le Gouvernement est notoirement insatisfaisant : aucune simplification du mille-feuille administratif n’est engagée, et la métropole prétend accaparer des compétences strictement communales comme le PLU, au lieu de se concentrer sur les compétences structurantes en matière d’économie et d’emploi.

Ce matin, au siège de la CAPM, le projet culturel initié par Marseille était l’arbre qui masque la forêt.

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