Opacité et technocratie : la CAPM persiste

La séance de rentrée du conseil communautaire aura permis de constater hier que les années passent et que rien ne change dans le fonctionnement de notre intercommunalité : l’opacité en demeure la règle.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

D’une part, parce qu’au lieu de développer des services intercommunaux au bénéfice des trois villes qui la composent, la CAPM continue à transférer à la ville de Martigues des missions pourtant essentielles. Ainsi, des marchés publics communs à la CAPM et à la ville de Martigues sont-ils votés (point 15), ce qui ne poserait aucun problème s’ils étaient supervisés par la CAPM, et non par la ville de Martigues. Saint Mitre les Remparts et Port-de-Bouc en sont ainsi théoriquement réduites à devoir auditer les services municipaux martégaux pour vérifier les conditions dans lesquelles ces marchés sont élaborés. Une mutualisation réelle impliquerait le transfert à la CAPM de ces missions, et non pas à la ville de Martigues. L’inversion des rôles est ici manifeste. Cette opacité structurelle et malheureusement récurrente entretient dans la population les soupçons de favoritisme, gaspillage, clientélisme, voire népotisme. C’est pour lutter contre ces accusations qu’il faut rétablir un fonctionnement sain et transparent.

D’autre part, parce que le culte de l’unanimisme demeure la très curieuse et très peu démocratique sacro-sainte règle au sein du conseil communautaire : sur 29 points proposés, 29 votes unanimes, aucune question, aucun débat. Si l’Assemblée nationale et le Sénat adoptaient la même mode et votaient toutes les lois à l’unanimité, sans débat, en prétextant des débats internes suffisants et inutiles à présenter à la population, qualifierait-on ce fonctionnement de démocratique ? Quand le débat politique est absent des assemblées d’élus, c’est que les décisions politiques sont prises ailleurs, et s’imposent à ceux qui ne s’y intéressent pas.

On peut et on doit critiquer la métropole, technocratique et tentaculaire, telle qu’elle nous est aujourd’hui proposée, et qui va demain dicter à nos villes des décisions qui auraient dû en rester à l’échelon de proximité qu’est la commune. Mais pour être crédibles dans cette critique, encore faudrait-il que la CAPM commence elle-même enfin à mettre en place un fonctionnement davantage respectueux de proximité, transparence, qui ne soit pas lui-même une machinerie technocratique.

Pour aller plus loin :

=> Ordre du jour de la séance du conseil communautaire du 26 septembre 2013.

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