Quinze vœux pour 2015

L’année 2014 a été une année de renouvellement pour notre commune, malgré le maintien à sa tête d’un maire élu avec seulement 43% des voix, et dont la gestion se caractérise par l’autoritarisme et l’amateurisme. Dans un tel contexte, il y a beaucoup à souhaiter pour 2015. Toute l’équipe de « Saint Mitre en Vie ! » se joint à nous pour formuler 15 vœux !

  • Que 2015 soit l’année de nouvelles modalités pour les activités périscolaires mises en place par la municipalité, après la désorganisation et la gabegie du très coûteux dispositif actuel.

Le Gouvernement impose désormais 5 matinées hebdomadaires de cours dès l’école primaire. Mais les communes restent pleinement compétentes pour en fixer les horaires précis, et surtout pour organiser les activités périscolaires. Rien n’obligeait le maire de Saint Mitre à un dispositif ultra coûteux (300€ par an et par enfant) et si peu adapté aux besoins des enfants. Quant aux parents, ils n’ont découvert le projet du maire que quelques jours avant la date limite impartie, et leur vif mécontentement demeure encore aujourd’hui, malgré les dénégations publiques de Béatrice Aliphat. En commission, l’adjoint en charge du dossier tient un discours bien différent du sien.

  • Que 2015 mette un terme à l’explosion des dépenses de fonctionnement de notre commune, afin d’éviter la hausse annoncée des impôts locaux.

L’État vient d’annoncer une baisse de DGF (dotation globale de fonctionnement) de 50.000 € pour Saint Mitre les Remparts. Mais depuis 30 mois, les seules dépenses de personnel de notre commune ont augmenté de près de 600.000 €. Voilà de quoi relativiser les affirmations du maire qui prétend devoir augmenter nos impôts locaux à cause de l’État ! Pour information, la ville voisine de Martigues n’augmentera pas les siens. A Saint Mitre, ce sont des décisions municipales qui expliquent cette situation. La simple lecture des documents financiers de notre commune fait apparaître un dérapage budgétaire croissant.

  • Que 2015 soit une année de meilleure considération pour le personnel municipal.

Après une série d’embauches quand elle est devenue maire, voilà que tout change de nouveau : ceux qui avaient été promus sont rétrogradés, et nombre de cadres municipaux ne pensent qu’à une chose : partir ! C’est chose faite pour la DGS (directrice générale des services) qui a fini par claquer la porte. Le DGS adjoint (DGA), embauché il y a 2 ans à peine, n’est plus DGA. Une ambiance de plus en plus délétère gagne tous les services, et les procédures disciplinaires surviennent pour des motifs trop flous pour être règlementaires. Depuis un an, les tracts syndicaux font état de harcèlement moral récurrent, et les arrêts maladie se multiplient en conséquence. Là encore, cette situation – indépendante de l’Etat – alourdit les dépenses de fonctionnement de notre commune.

  • Que 2015 voit la fin de cette confusion permanente entre le rôle politique des élus et le rôle technique des agents municipaux.

Les élus ont un rôle clair : représenter la commune et veiller à la mise en œuvre d’un projet politique municipal. Ils s’appuient en cela sur les agents municipaux et les services, en charge de tout ce qui est opérationnel. Si les élus sont responsables devant la population de la gestion budgétaire et du fonctionnement municipal, ils n’ont pas pour autant vocation à se substituer aux chefs de services, encore moins au quotidien. Inversement, si les chefs de service apportent une expertise technique dans leur domaine, les orientations et les décisions stratégiques relèvent du politique. A Saint Mitre les Remparts, la prétention à l’apolitisme de la part de l’équipe majoritaire est non seulement un leurre, mais aussi le révélateur d’une grande difficulté à faire la part des choses. Au détriment de l’ambiance de travail des agents ou des relations avec la population.

  • Que 2015 soit l’année d’une réappropriation par la commune de ses compétences sociales, dans un souci évident d’efficacité et de proximité.

Une des premières décisions prises par Béatrice Aliphat en devenant maire fut d’abandonner à l’échelon intercommunal les compétences sociales de notre commune. Ce fut l’occasion pour la CAPM d’annoncer une augmentation de 50% des dépenses sociales, que les villes de Martigues et Port-de-Bouc n’auraient pas réussi à financer sur leur budget communal. Saint Mitre a donc validé cette réorientation des missions de la CAPM, au détriment de ses missions premières et notamment du développement économique. Plus grave encore : c’est la victoire d’un social administratif, peu soucieux de proximité et d’efficacité. La création d’un CIAS (centre intercommunal d’action sociale) est à cet égard une anomalie : la loi a créé cet outil pour les territoires ruraux, pour des communes trop petites pour disposer d’un CCAS (centre communal d’action sociale). En transformant le sien en coquille vide, en s’alignant sur la gestion martégale et port-de-boucaine, Saint Mitre a fait le choix d’une politique sociale d’affichage administratif, et non pas de proximité ou de résultats.

  • Que 2015 soit l’année de la renaissance économique de notre entre-ville, au lieu de se contenter de laisser la CAPM développer la ZAC des Etangs.

Il existe un contraste à Saint Mitre entre le développement de la ZAC des Etangs, sous l’égide de la CAPM, et le dépérissement de notre centre ville, qui n’est clairement pas une priorité municipale. Quelle est l’action de la majorité pour relancer des commerces confrontés à un manque d’attractivité ? Tout est fait pour chasser les voitures, sans solution de stationnement suffisant… Sans même évoquer une politique patrimoniale et touristique sans envergure (disparition de la fête médiévale, désaffection des fêtes votives, etc.) Le maire ne semble guère s’intéresser aux commerçants que lorsqu’il s’agit de leur faire les poches : augmentation de la CFE (cotisation foncière des entreprises), création à Saint Mitre d’une taxe sur les enseignes (et au taux maximum) depuis le 1er janvier 2015…

  • Que 2015 soit l’année de la valorisation de notre littoral, qui souffre d’un manque de cohérence et de vision à long terme.

Depuis plusieurs années, la ville voisine d’Istres a joliment aménagé ses plages donnant sur la mer de Berre. A Saint Mitre, l’installation d’un centre de secours saisonnier ne masque pas les graves carences : des plages dans un état désastreux, un ramassage des algues insuffisant, sans compter un développement économique local freiné par les imbroglios administrativo-judiciaires.

  • Que 2015 soit une année de respect des droits de l’opposition, avec un règlement intérieur rectifié.

La loi française prévoit un droit d’expression de l’opposition dans toutes les publications municipales vantant les réalisations municipales. A Saint Mitre, le maire refuse que l’opposition s’exprime dans les publications de moins de 12 pages. Sauf que faire voter une telle disposition dans le règlement intérieur est illégal. Idem avec la composition des comités consultatifs, que la loi ouvre aux non-élus, et que le maire de Saint Mitre prétend interdire aux élus.

  • Que 2015 soit une année où il ne sera pas nécessaire de faire systématiquement appel à la Justice pour contraindre le maire à respecter la loi.

Après avoir alerté le maire sur l’illégalité de ces mesures et lui avoir demandé de les rectifier, face à son refus, nous nous tournons logiquement vers la Justice pour condamner la ville de Saint Mitre les Remparts, ce qui va occasionner à notre commune des frais et une amende qui étaient parfaitement évitable. Voilà le contraire de la bonne gestion, sans même évoquer le mépris pour le respect des lois et de la démocratie locale.

  • Que 2015 soit une année de transparence, avec un meilleur accès à tous les documents administratifs publics.

En tant qu’élus, mais aussi en tant que citoyens, nous avons tous accès aux documents administratifs officiels. Sauf qu’une procédure particulière est désormais imposée aux élus d’opposition : le maire exige de passer par elle pour obtenir ces documents. Faute de quoi, les agents municipaux ont reçu l’interdiction d’accéder à nos demandes, ce qui les place dans une situation particulièrement inconfortable. Il est vrai qu’à Saint Mitre, la dématérialisation administrative est inexistante, et les documents mis en ligne sur le site internet de la ville laissent à penser que notre commune est bloquée au IIe millénaire.

  • Que 2015 soit une année de concertations véritables, et non pas parodiques, avec les élus comme avec la population.

Si des commissions communales ont été instaurées depuis quelques mois, leur fonctionnement reste très critiquable et perfectible : non seulement les horaires sont souvent peu compatibles avec une activité professionnelle (comment être présent en commission à 10h du matin ?), mais le maire prétend encore imposer le silence sur les sujets débattus, toutes les commissions étant frappées de huis-clos. Quand on pense que les commissions (autrement plus importantes) de l’Assemblée nationale et du Sénat sont publiques et même ouvertes à la presse, on peut mesurer la totale déconnexion de la municipalité saint-mitréenne avec la notion de transparence. Quant à la concertation avec la population, elle n’est qu’une parodie : l’application de la réforme des rythmes scolaires en a donné une illustration, mais le transfert à la CAPM de nos compétences sociales l’avait déjà manifesté, avec une information de la population… 2 jours avant le vote !

  • Que 2015 soit enfin une année d’élaboration du PLU, après plus de 10 années d’inaction coupable en la matière.

De nombreuses familles à Saint Mitre les Remparts rencontrent des difficultés en matière d’urbanisme, fruit de l’histoire de certains quartiers où l’habitat informel a laissé la place peu à peu à des habitats en dur. Dans un tel contexte, avoir tant tardé à initier le PLU empêche depuis des années de leur proposer la moindre solution, même lorsque la régularisation est souhaitable et souhaitée par toutes les parties. Et comme toujours, ce sont nos concitoyens qui sont à la merci de procédures judiciaires, alors même que la ville les avait parfois encouragés à rester dans leur résidence en leur accordant des autorisations de rénovation ! C’est précisément ce qui arrive à une famille saint-mitréenne : la majorité a décidé juste avant Noël d’ordonner la démolition de leur maison. Détail consternant : une employée municipale est concernée, et travaille justement… au service social. Peut-on mieux illustrer que par cet exemple la réalité de la politique sociale du maire de Saint Mitre ? Au-delà de l’argent investi depuis des années, ajoutons qu’aucune solution de relogement n’a été proposée.

  • Que 2015 soit une année où les projets de logements sociaux seront débattus publiquement, au lieu de la gestion actuelle totalement opaque.

Depuis un an, la question des logements sociaux agite notre actualité locale : sans aucune étude préalable, contrairement à ce qui aurait dû se faire, la municipalité a sélectionné des sites pour y implanter à terme plusieurs centaines de logements sociaux. Ni la population, ni les élus d’opposition, ne sont tenus informés de l’avancée des projets. Bilan : des préemptions aberrantes, des acheteurs évincés, des riverains inquiets, des contribuables excédés, des procédures judiciaires qui se multiplient.

  • Que 2015 soit une année citoyenne, où les Saint Mitréens continuent à s’engager et à s’investir dans un tissu associatif dont l’indépendance doit être préservée.

Saint Mitre les Remparts dispose d’un réseau associatif dense, avec de nombreux bénévoles dont l’action mérite d’être saluée et soutenue. Parmi ceux-là, beaucoup s’inquiètent des nouveaux critères que la municipalité s’apprête à instaurer pour bénéficier de subventions municipales, parmi lesquels… le soutien à la politique de la ville, notamment en matière de nouveaux rythmes scolaires ! Les finances de la ville sont par ailleurs dans un tel état que l’OMCA (Office Municipal de la Culture et des Arts) a été contraint de demander une autorisation de découvert à sa banque, la mairie ayant refusé de fournir une avance de subvention pour régler les frais d’assurance dont le terme était au 31 décembre…

  • Bref : QUE 2015 SOIT UNE ANNÉE… DIFFÉRENTE DE 2014.

Malheureusement, ce n’est pas gagné. Mais tous les Saint Mitréens pourront compter sur l’équipe et les élus du groupe « Saint Mitre en Vie ! » pour les défendre et les informer, et faire vivre la démocratie et contre ceux qui confondent un mandat d’élu avec une froide gestion technocratique.

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