Conseil municipal : opulence et contradictions budgétaires

Le conseil municipal qui s’est tenu hier aura permis de constater une fois encore l’écart entre les prétentions du maire de Saint-Mitre-les-Remparts, et la réalité. En matière budgétaire, les années se suivent et se ressemblent, tristement pour notre commune.

Tristement pour les contribuables (particuliers ou entreprises), parce que les prélèvements et les tarifs municipaux ont explosé.

Tristement pour les citoyens, parce que les services rendus à la population se détériorent, qu’il s’agisse du ramassage des déchets verts, du repas des anciens transformé en thé dansant, d’un gardiennage du stade supprimé le week-end…

Tristement pour le personnel enfin, parce que derrière les chiffres annoncés, il y a une réalité humaine qui est celle d’un malaise général, de salaires amputés, d’agents poussés vers la sortie, de harcèlement et de dépressions.

Mais le pire, c’est que ces envolées fiscales et ces restrictions budgétaires sont parfaitement inutiles, car elles vont de pair avec l’explosion des excédents : 716 000€ en section d’investissement, 1 742 000€ en section de fonctionnement, et sans oublier les 257 000€ du CCAS. Ce n’est plus de la prudence, c’est une thésaurisation excessive qu’aucun projet d’investissement ne viendrait justifier, surtout quand les taux d’intérêt sont si bas.

Nous déplorons particulièrement les bénéfices réalisés par le maire sur le dos des contribuables avec la hausse de TEOM, qui a rapporté 708 000 € supplémentaires pris dans la poche de Saint-Mitréens à qui n’ont été rendus que 460 000 € à travers une baisse de taxe d’habitation et sur le foncier non bâti. Sur les 248 000€ restant, il était parfaitement possible de consacrer 186 000 € à une baisse de 3 points sur le foncier bâti, soit -10% sur la facture présentée aux habitants. Voilà une proposition concrète qui n’aura pas été entendue, et à peine écoutée.

Le triste bilan, ce sont des ménages et des entreprises matraqués, un personnel municipal malmené, méprisé, dénigré, et un maire aussi satisfaite d’elle-même que François Hollande hier soir face aux Français.

Au festival des incongruités, l’adjointe aux Finances qui ne justifie que pour 60 000 € quand on lui demande des réponses sur un écart de 400 000 € entre le prévisionnel et le réalisé sur une ligne budgétaire ; ou encore le maire qui fait voter une demande de subvention pour de la vidéoprotection supplémentaire, détaillée caméra par caméra par l’adjoint aux Travaux, avant de nous présenter plus tard une délibération pour financer une étude réglementaire sur ce qu’on a le droit de faire et comment. Constat : la commune a donc fait une demande de subvention sur la base d’un projet dont elle ignore s’il est valable ! Et elle trouve ça normal : « Vous ne comprenez rien, le premier sujet c’est l’opérationnel, et le second c’est réglementaire. » Ce qui ne change rien du tout au paradoxe de fond.

Dormez tranquille, c’est d’argent public qu’il s’agit.

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Vincent GOYET, conseiller municipal LR
et les élus du groupe « Saint Mitre en Vie ! »

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