« Le problème, c’est vous. »

Après une pause de 3 mois, le conseil municipal de Saint-Mitre-les-Remparts s’est retrouvé hier dans une ambiance lourde, marquée par le grave malaise qui touche le personnel municipal (plus de 36% des agents sont désormais en arrêt). La mise en œuvre du PLU et les rythmes scolaires ont également fait débat.

« Comme toujours, c’est l’intérêt exclusif de notre commune et de ses habitants qui guide nos votes, et nous nous expliquons sur chacun d’entre eux lors des conseils municipaux. Pour cette séance de rentrée, sur les 20 points à l’ordre du jour, notre groupe se sera prononcé 13 fois Pour, 5 fois Contre, et abstenu 2 fois.

Au point n°8, l’ajustement du contrat départemental de développement et d’aménagement (CDDA 2017-2019) appelle nos critiques les plus vives sur 3 points :

  • Le maire persiste à vouloir implanter la 3e école primaire de notre commune dans le futur quartier de l’Anglon, alors que les deux établissements actuels sont déjà sur le plateau, et que le quartier de Varage-Massane (qui accueille près d’un tiers de la population) n’en compte aucun. L’aménagement de notre territoire doit être équilibré, ce n’est pas le cas avec ce projet ! Par ailleurs, le PLU adopté en mars prépare la construction de plus de 1000 logements d’ici 2030, dont 300 à l’Anglon, ce qui est totalement déraisonnable quand nos besoins établis par l’inter-Scot (Schéma de cohénrence territorial intercommunal Sanop-CAPM) se limitent à 500 ! Pire : la majorité actuelle fait le choix d’un développement urbain constitué quasi exclusivement de logements collectifs, ce qui va dénaturer et défigurer notre village.
  • Les retards déjà pris par la mairie poussent le groupe scolaire privé Saint Louis – Saint Marie à abandonner le projet de complexe sportif mutualisé avec la commune. Le maire propose donc de construire à la place trois city stades, dont un sur le complexe sportif Jauras. A cet égard, nous déplorons l’incapacité du maire à écouter les associations. Les investissements sur notre stade doivent être réorientés vers la priorité, à savoir un revêtement synthétique pour le 2e terrain aujourd’hui en terre battue. Les différents clubs sportifs manquent cruellement de créneaux d’entraînement avec un seul terrain réellement opérationnel, et n’ont pas été consultés.
  • Alors que le maire s’était engagé en mars dernier, lors du vote du PLU, à réaliser l’une après l’autre les différentes OAP (opérations d’aménagement programmé), et alors que le projet de l’Anglon démarre à peine, le CDDA prévoit de dépenser dès 2017, puis 2018 et 2019, plusieurs centaines de milliers d’euros pour élargir les voies d’accès au balcon de Calieu (420 000 €) et au quartier de la Sainte Victoire (235 000 €). Alors qu’un recours a été officiellement déposé contre le PLU, et que nous réclamons légitimement un redimensionnement des OAP (et la suppression de certaines), cette marche forcée en avant est une trahison pure et simple des recommandations du commissaire-enquêteur et des promesses faites.

Enfin, une remarque sur le parking que la majorité souhaite réaliser entre la RD5 et la salle de la Manare : pour la première fois, le maire annonce qu’il s’agirait d’un parking pour permettre à des bus de se garer à proximité, et aux voyageurs et touristes de rejoindre facilement notre centre-ville. Cette proposition… est tirée tout droit de la page 14 de notre projet municipal « Saint Mitre en Vie » 2014-2020 ! Et elle était totalement absente du projet du maire. Pour rappel, cette dernière promettait un parking souterrain sous le parking actuel de La Manare : bêtement, elle a dû oublier de l’inscrire au CDDA.

Les points n°10, 11 et 12 relatifs à la gestion municipale des questions d’éducation appellent 3 votes Contre : nous approuvons le retour à la semaine des 4 jours, mais nous déplorons la flambée des coûts restant à la charge des familles pour la garderie et les activités périscolaires : 180€ / an pour un enfant en élémentaire, contre 25€ / an et par enfant jusqu’en 2014 ! De même, nous déplorons la suppression du ramassage scolaire à midi pour les familles de Varage-Massane : c’est toujours moins de services rendus à la population, et aux familles en particulier. Quant à la garderie, nous pourrions à coût constant la prolonger jusqu’à 18h, en remettant en place une pause méridienne de 11h30 à 13h30, et des cours jusqu’à 16h30 au lieu de 16h15.

Au point n°17, l’adoption du règlement général de voirie mérite qu’on s’y attarde tant il est caractéristique dans le détail de la capacité de notre administration communale à adopter des dispositions absurdes : désormais, si le mur de votre maison est en bordure de voie publique à Saint-Mitre-les-Remparts, il vous est interdit de faire dépasser votre boîte aux lettres de plus d’un centimètre. Par contre, quand vous ouvrez vos volets, que vous les rabattez, et que vous les accrochez avec une attache qui dépasse en permanence d’une dizaine de centimètres, c’est autorisé. Et la majorité municipale a adopté…

Enfin, à travers le point n°20, le maire nous annonce son intention d’embaucher un directeur territorial de catégorie A, au septième échelon, pour une durée initiale de 3 mois, et un salaire mensuel de plus de 5000€ ! Son rôle ? « Conseiller en organisation » ! Alors qu’elle est maire depuis 5 ans et demi, quasiment un mandat normal, Béatrice Aliphat souhaite encore une fois réorganiser la mairie ! Mais si 36% des agents municipaux sont aujourd’hui en arrêt, si elle n’a pas su s’entendre avec les dizaines de cadres et d’élus qui sont partis, écœurés par ses méthodes, peut-être faudrait-il qu’elle cesse de croire résoudre le problème par une énième réorganisation et l’embauche d’un pompier social issu tout droit du Centre Départemental de Gestion : le problème, c’est elle. Dès lors, il lui appartient d’en tirer les conséquences et de passer la main pour se consacrer pleinement aux autres mandats et fonctions qu’elle cumule déjà allègrement.

Vouloir imposer le silence aux élus d’opposition, s’emporter à longueur de réunions, commissions et autres conseils municipaux, maltraiter les agents, gaspiller les ressources financières et humaines de la collectivité, ne sont pas des perspectives acceptables.

Qu’il s’agisse du PLU, des familles, du personnel municipal, les choix de Béatrice Aliphat tirent invariablement notre commune vers le bas. »

 

Les élus du groupe « Saint Mitre en Vie ! »

Vincent Goyet, Catherine Stekelorom et Pierre Michel

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s