Qui veut la peau de l’OMCA ?

Le premier conseil municipal de l’année aura été l’occasion de voir les élus du groupe majoritaire poursuivre leur politique de désengagement, comme si exercer les compétences dont dispose une commune ne les intéressait pas vraiment. Sur 17 projets, nous votons 11 fois Pour, 3 fois Contre, et nous nous abstenons à 3 reprises. Explications et retour sur les 5 principaux points votés lundi soir..

La séance débute par un rappel au règlement : l’occasion de constater que le maire a profité d’une modification du règlement intérieur pour supprimer le calendrier prévisionnel des conseils municipaux initialement voté, ce qui complique l’organisation de notre travail d’élu. A Saint-Mitre-les-Remparts, la démocratie locale est malmenée au lieu d’être progressivement améliorée.

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Projet n°1 : installation d’un nouveau conseiller municipal

Après le départ de Pierre-Louis NEGREL (ex-adjoint au personnel ayant quitté le groupe majoritaire pour rejoindre « Saint Mitre en Vie ! » il y a déjà deux ans), c’est désormais Philippe BOURCHET qui claque pour sa part complètement la porte du conseil municipal : l’ex-adjoint aux associations ne supportait plus le clanisme qui règne au sein de la majorité. Si nous nous abstenons de commenter la situation lors du conseil municipal, nous ne pouvons que saluer cet acte courageux et lucide, qui rejoint nos constatations depuis le début du mandat.

Vote : Blanc. Nous laissons la majorité désigner son nouveau 8e adjoint.

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Projet n°7 : subvention de 2500 € à l’OMCA (Office Municipal pour la Culture et les Arts)

Le montant proposé est très inférieur aux 9400 € versés en 2017. En cause ? Rien moins que la volonté du maire de se débarrasser de l’OMCA, qui fut longtemps le fer de lance de notre politique municipale en faveur de notre tissu associatif, et que Béatrice Aliphat a complètement laissé tomber. Pire : lors d’une réunion qui s’est tenue le 24 janvier dernier, des élus ne siégeant pas même au sein du bureau de l’OMCA ont annoncé sa dissolution en juin prochain, au mépris de ses statuts, mettant toutes les sections devant le fait accompli. Malgré l’opposition de plusieurs d’entre elles, un compte-rendu mensonger a été rédigé, prétendant cette décision acceptée à l’unanimité. Pourquoi ces mensonges ? Pourquoi ce coup de force ? Au regard des statuts de l’OMCA, cette réunion et cette pseudo décision n’ont aucune légitimité. La dissolution de l’OMCA, créé en 1971, outil historique de support, de coordination et d’échanges, ne répond à aucune nécessité, mais traduit un désengagement supplémentaire de la municipalité envers notre tissu associatif, et surtout un manque total d’implication.

Vote : Abstention. Nous ne votons pas contre une subvention à l’OMCA, mais elle est insuffisante pour lui permettre de continuer à exister. C’est une façon de forcer la main aux sections, condamnées à l’asphyxie financière.

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Projet n°9 : transfert du service Enfance / Jeunesse du CCAS à la Ville

Réorganisation purement interne. Par souci de « cohérence », le service mairie en charge du scolaire s’étoffe des actions en faveur de l’enfance et de la jeunesse… mais oublie de récupérer aussi la petite enfance, qui reste au sein du CCAS. Ce dernier se réduit désormais à nos deux crèches, puisque le maire a transféré au CIAS (centre intercommunal d’action sociale) tout ce qui aurait pu, et dû, rester au niveau communal : l’action sociale est une compétence de proximité par excellence, qu’un maire doit savoir prendre en mains sans passer par l’échelon intercommunal. Le désengagement est le maître-mot de ce mandat.

Vote : Pour.

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Projet n°11 : règlement intérieur des séjours en centre de vacances

Ce règlement limite à 40% la participation financière de la commune, ce qui traduit une diminution et un désengagement municipal par rapport à la politique favorable aux familles menée avant le mandat de Béatrice Aliphat.

Vote : Contre.

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Projet n°13 : création de 8 postes à temps partiel

Dans la foulée d’une réforme des rythmes scolaires pourtant vite abandonnée, la municipalité a décidé, sans aucune obligation, de mettre en place un coûteux dispositif d’activités périscolaires (annoncées gratuites, finalement payantes) sur des créneaux très réduits, concurrençant de fait notre tissu associatif, et en recourant à des contrats à temps très partiel. Ce dispositif n’est satisfaisant ni pour les personnels concernés, ni pour les familles, ni pour les enfants, ni pour notre municipalité. Nous devons renforcer notre tissu associatif, et non pas le fragiliser, afin que ces emplois soient créés au sein des associations, et non pas dans un cadre municipal.

Vote : Contre

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