Des orientations budgétaires médiocres

Le conseil municipal de Saint-Mitre-les-Remparts débattait hier soir des orientations budgétaires de la commune.
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S’agissant de nos dépenses de fonctionnement, leur stabilité pour 2017 n’est qu’apparente puisque le CCAS disposait d’excédents qui masquent cette année le niveau habituel de la dotation versée par la commune. Or, le versement du FSIL (fond de soutien à l’investissement local) dépend pour partie de la maîtrise de ces dépenses. Les inquiétudes sont donc réelles, notamment au regard de la flambée des dépenses de personnel : +29% depuis que Béatrice Aliphat est maire (2,75 M€ en 2011, 3,55 M€ en 2017). Cette évolution est d’autant plus préoccupante dès lors que la commune n’a cessé de transférer des compétences (à la Métropole, au CIAS, etc.), et que les services municipaux subissent une valse incessante d’embauches, départs, réorganisations, mettant à mal les conditions de travail de nombreux agents. Ces transferts sont bien souvent de véritables usines à gaz : la métropole se révèle incapable d’assumer la gestion de nombreuses compétences pourtant désormais à sa charge ; quant au CIAS, aucun document budgétaire ne nous a encore été transmis depuis sa mise en œuvre en 2013 (!).

S’agissant de nos ressources, la DGF (dotation globale de fonctionnement) versée par l’Etat est « annoncée stable », après plusieurs années de baisses qui ont néanmoins été en grande partie contrebalancées par la hausse d’autres dotations et taxes locales perçues par la commune. Surtout, la commune a récupéré la totalité du produit de la TEOM rétablie, et n’a consenti en retour qu’une baisse de la taxe d’habitation sensiblement inférieure. Le bilan, c’est une hausse de 13% des recettes de fonctionnement entre 2014 et 2017, en grande partie prise dans la poche des contribuables et des entreprises locales (à travers la taxe sur les enseignes instaurée au maximum légal). Cet étranglement fiscal est encore renforcé par la hausse généralisée des tarifs municipaux.

Un point de satisfaction : la dette, qui continue à baisser en 2017, dans la mesure où le schéma tracé en 2007-2008 a été préservé.

BILAN : les performances budgétaires de notre commune apparaissent médiocres, bien en deçà de ce qui aurait pu être réalisé. En cause, la gestion chaotique aussi bien du personnel municipal que des rythmes scolaires et des activités périscolaires ; mais également des investissements contestables : par exemple avec les travaux de voirie pour élargir le chemin des Calieux et bâtir des logements en pleine colline, dans la zone de protection du littoral. Un gâchis financier et environnemental.

Vincent GOYET, conseiller municipal
et les élus du groupe « Saint Mitre en Vie ! »,
Catherine STEKELOROM et Pierre MICHEL

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